Interrogée par Philippe Vandel dans Culture Médias, Élodie Gossuin a confirmé une règle inflexible appliquée au sein de sa famille : aucun réseau social avant 15 ans pour ses quatre enfants. Une décision assumée, qui n’exclut ni les discussions ni les moments de tension.
Une règle inflexible que les enfants Gossuin connaissent par cœur
Mère de Rose et Jules, âgés de 18 ans, et des jumeaux Léonard et Joséphine, 12 ans, Élodie Gossuin a précisé au média Parents que l’accès aux plateformes sociales reste interdit avant l’adolescence. « Mes enfants vont me détester, mais ils le savent déjà, c’est no way », a-t-elle lâché sans détour.
Les deux aînés n’ont obtenu leur premier compte qu’aux alentours de 15 ans. L’ancienne Miss France ne cache pas que cette discipline a provoqué des discussions serrées à la maison. Le sujet des écrans constitue un véritable terrain de négociation dans de nombreuses familles, y compris dans la sienne.
« Je veux voir avant ce que tu veux mettre en story » : la méthode Gossuin
La règle ne se limite pas à l’âge. Élodie Gossuin exige aussi de valider les publications avant leur mise en ligne. « Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en toi, mais c’est pour te protéger. Et c’est mon job de maman », explique-t-elle. Cette phrase résume son approche : une autorité ferme, adoucie par des explications constantes.
Elle s’appuie sur des discussions régulières plutôt que sur une simple interdiction. Ce travail de fourmi vise à faire comprendre aux enfants les mécanismes des réseaux, bien avant qu’ils n’aient un compte.
Le réseau social, un parc d’attractions aux boulons rouillés
Pour faire passar son message, la mère de famille utilise une image parlante : les réseaux sociaux sont « comme un grand parc d’attractions ». Les adolescents sont attirés par les manèges à sensations, mais certains n’ont pas été vérifiés. « Beaucoup de manèges ne sont pas vérifiés, les boulons sont rouillés », insiste-t-elle.
Cette métaphore illustre la difficulté de contrôler ce que les plus jeunes peuvent voir en ligne. la parentalité numérique exige une vigilance permanente, et Élodie Gossuin ne s’en cache pas.
Les quatre piliers de sa stratégie éducative
Derrière la règle inflexible se cache une organisation concrète, répétée au quotidien. Voici les principes qu’elle applique avec son mari :
- 📵 Aucune inscription sur les réseaux sociaux avant 15 ans, sans exception pour les quatre enfants.
- 🔍 Validation systématique des stories et publications avant leur mise en ligne, même pour les plus âgés.
- 🗣️ Des discussions régulières sur les risques : harcèlement, images choquantes, fausses informations.
- 📦 Une boîte à téléphone pendant les repas, pour préserver les moments en famille.
Cette méthode repose sur l’idée que la protection passe avant le consentement immédiat. Quitte à assumer d’être perçue comme la mère qui « flique » ses enfants.
Quand les enfants font la morale à leur mère
Élodie Gossuin admet volontiers que ses adolescents lui renvoient ses propres contradictions. Quand elle demande de poser les téléphones, ils lui rétorquent qu’elle passe elle-même beaucoup de temps sur son ordinateur et son portable. « Je me suis pris en pleine face plusieurs fois des réflexions », confie-t-elle.
Sa réponse habituelle ? « Oui, mais moi, ce n’est pas pareil, c’est pour le travail. » Cette justification ne clôt pas le débat, loin de là. Mais la jeune femme y voit une occasion de montrer que la relation parent-enfant se construit aussi dans l’échange, et non dans une autorité aveugle.
Une leçon d’humilité pour les parents connectés
Être une personnalité publique donne, selon elle, des armes pour expliquer les dangers. « Ils ne peuvent pas me prendre de haut en me disant « C’est un truc de jeune et tu n’y connais rien » », souligne-t-elle. Cette position l’oblige à rester cohérente, même lorsque le conflit familial s’invite à table.
Sa conclusion résonne comme un principe d’éducation : « Je leur fais confiance, mais je ne fais pas confiance au monde qui les entoure. » Une phrase simple, qui résume des années de discipline, de dialogue et de protection rapprochée.
Dans un contexte où les jeunes sont de plus en plus exposés précocement, la position d’Élodie Gossuin interroge. Faut-il y voir une sévérité excessive ou un cadre nécessaire ? Chaque parent tranchera. Une certitude demeure : ses enfants savent où ils en sont, et cela vaut peut-être mieux que des règles floues.

Après dix ans de classe, d’abord en REP à Vénissieux puis en lycée polyvalent à Villeurbanne, Amine a quitté progressivement l’enseignement en 2021 pour l’édition pédagogique, aux côtés d’éditeurs scolaires et de plusieurs INSPÉ, avant de lancer ce fanzine numérique.