Marie Portolano, mère de trois enfants : « Mon engagement pour élever mes garçons et ma fille sans stéréotypes de genre »

marie portolano, mère de trois enfants, partage son engagement passionné pour élever ses garçons et sa fille sans stéréotypes de genre, favorisant ainsi l'égalité et la liberté d'expression dès le plus jeune âge.

Marie Portolano, journaliste et animatrice, explique comment elle tente d’élever deux garçons et une fille en limitant les étiquettes liées au sexe. Dans un échange accordé à Parents, elle insiste sur deux axes concrets : la liberté de choix au quotidien et l’apprentissage du consentement dès la maternelle. Une ligne claire, qui parle aussi aux adultes qui encadrent des enfants toute la journée, en classe comme à la maison.

Marie Portolano, mère de trois enfants : une éducation sans stéréotypes de genre, dès le plus jeune âge

Selon elle, tout se joue tôt. Pas besoin d’un grand discours : ce sont les petits réflexes qui posent le cadre. Qui a le droit d’être doux ? Qui a le droit d’avoir peur ? Qui a le droit de jouer à ce qu’il veut ?

Dans son foyer, l’idée est simple : aucun jouet, aucune couleur, aucune qualité ne devrait être “réservé” à un sexe. Un principe qui évite de fabriquer des rôles avant même que l’enfant ait choisi. Insight : moins d’étiquettes, c’est plus d’air pour grandir 🧠.

Dégenrer les attentes : sortir du duo « garçon intrépide / fille sage »

Marie Portolano refuse l’idée que ses garçons devraient être “naturellement” plus durs, plus agités ou plus aventureux. De la même façon, sa fille n’a pas à être “sage” ou “coquette” pour être validée. Ce tri se glisse vite dans les phrases du quotidien.

En formation, un cas revient souvent : une élève applaudi quand elle “aide”, un élève applaudi quand il “ose”. Cette différence d’attente construit des habitudes. À la maison, Portolano cherche à casser ce mécanisme avant qu’il ne s’installe. Phrase-clé : les enfants finissent par jouer le rôle qu’on leur écrit ✍️.

Pour situer le cadre familial évoqué dans la presse : Marie Portolano est née à Paris le 2 novembre 1985. Elle a trois enfants : James (né en 2011, aujourd’hui collégien), puis Lino (né en 2022) et Ella (née en 2024). Elle est mariée à Grégoire Ludig depuis 2019.

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Élever ses garçons et sa fille sans stéréotypes : la méthode du quotidien, pas des slogans

Le discours “anti-stéréotypes” s’effondre vite s’il reste théorique. L’intérêt de son approche, c’est le terrain : des gestes répétables, sans transformer la maison en salle de conférence.

Un fil conducteur aide à se projeter : dans une classe fictive de CM1, “Nina” dit que le foot “c’est pour les garçons”. Le recadrage efficace ne passe pas par la morale. Il passe par une question : “Qu’est-ce qui te fait dire ça ?”. Même logique à la maison : questionner sans humilier 🔎.

Répartir les tâches : ranger, cuisiner, aider… sans « rôle de fille » ni « rôle de garçon »

Marie Portolano dit être attentive à ce que ses fils comprennent une chose : la maison n’est pas une affaire de femmes. Ranger, cuisiner, aider, ce sont des gestes de base, pas des “coups de main”.

Dans beaucoup de familles, le partage se joue à bas bruit. Si un garçon voit que la charge retombe surtout sur la mère, il apprend une norme sans le vouloir. À l’inverse, des tâches tournantes installent une évidence : on vit ensemble, on entretient ensemble 🧺.

Situation du quotidien 🏠 Réflexe stéréotypé ⚠️ Alternative simple ✅
Choix des jouets 🎲 « Ça, c’est pour les filles/garçons » Faire choisir selon l’envie, sans commentaire sur le sexe
Tâches à la maison 🧽 Confier “naturellement” le rangement aux filles Tour de rôle affiché sur le frigo, mêmes tâches pour tous
Compliments 🗣️ Fille = “jolie”, garçon = “fort” Valoriser l’effort, la persévérance, la coopération
Conflits entre enfants 🤜🤛 « Les garçons, ça se bagarre » Nommer l’émotion, poser une règle claire, réparer ensuite

Cette logique peut entrer à l’école sans affrontement. Un professeur principal peut, par exemple, varier les responsabilités (matériel, tableau, médiation) sans les genrer. Insight : la répétition installe une norme plus vite que n’importe quel discours ⏳.

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Consentement : l’engagement de Marie Portolano pour élever des garçons respectueux

Un autre point revient dans ses propos : le consentement. Pas comme une notion lointaine, mais comme une règle simple, répétée, appliquée dans des scènes banales. Un bisou, un câlin, un jeu qui déborde.

Elle donne un exemple très concret : son plus jeune, encore en maternelle, doit demander avant d’embrasser. Sans “oui”, il n’embrasse pas. C’est net, compréhensible, et ça évite de bricoler plus tard. Insight : un cadre clair rassure autant qu’il éduque 🧷.

Apprendre tôt, avec des mots simples : « tu demandes, tu attends, tu respectes »

Dans les établissements, la question du consentement arrive souvent via des séances “officielles”. Elles comptent, mais le plus efficace reste la micro-pédagogie : “Tu peux lui demander ?”, “Tu as entendu sa réponse ?”, “Stop, ça veut dire stop.”

Un repère utile pour les adultes, à garder en tête :

  • 🟢 Demander avant un contact, même “pour rigoler”
  • 🟡 Accepter le refus sans négocier ni bouder
  • 🔴 S’arrêter tout de suite si l’autre dit stop ou recule
  • 🧩 Reformuler : “Donc tu ne veux pas, j’ai compris”
  • 🤝 Réparer : excuses + geste concret (ranger, aider, laisser tranquille)

Pour ancrer le sujet, Marie Portolano raconte aussi une discussion marquante avec son aîné, alors âgé d’environ 8 ans. Pendant des vacances, une femme de leur entourage souffrant d’endométriose a été très malade. La question de l’enfant a ouvert la porte à une explication simple sur les règles et un peu d’anatomie.

Depuis, l’enfant se montre attentif quand sa mère est fatiguée pendant ses menstruations, avec des phrases du type : “Tu as tes règles ? Tu veux de l’eau ?”. Ce détail compte : il montre qu’on peut transmettre de l’empathie sans dramatiser. Insight : ce qu’on nomme devient moins honteux, donc plus respecté 🧩.

Du combat public au foyer : le fil rouge de Marie Portolano contre le sexisme

Son discours parental ne sort pas de nulle part. Marie Portolano s’est engagée depuis des années sur le sexisme, notamment dans le journalisme sportif. Son documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste » avait mis des mots sur des pratiques longtemps tues.

Ce passage du public au privé est logique : si le sexisme se nourrit d’habitudes, il se combat aussi par des habitudes. À la maison, l’objectif qu’elle formule est clair : élever des garçons respectueux et une fille qui ne se sent pas limitée. Question qui reste en tête : qui veut voir ses enfants répéter les scripts d’hier ? 🧠

Ode à des sources solides : Parents pour l’entretien, Wikipédia pour les repères biographiques, et les travaux de l’UNESCO sur l’égalité filles-garçons à l’école, utiles pour recouper le contexte. Ces repères n’éduquent pas à la place des adultes, mais ils aident à garder le cap quand le quotidien déborde. Insight final : l’égalité se fabrique dans les détails qu’on répète 🔁.

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